Style

Ce qu’il faut retenir de la Jewelry Week – Paris, Juillet 2025

Au moment où l’or flambe, il n'est pas question pour les joailliers de diminuer le volume des bijoux bien au contraire : les clients ont d'autant plus l’impression qu'il s'agit d'investissements, qu’ils peuvent être revendus et transmis.

Par Sandrine Merle.

Le cours de l’or explose, vive l’or

Au moment où l’or flambe, il n’est pas question pour les joailliers de diminuer le volume des bijoux bien au contraire : les clients ont d’autant plus l’impression qu’il s’agit d’investissements, qu’ils peuvent être revendus et transmis. Dans ce contexte, la chaîne (Pomellato, Nouvel Héritage, Nikos Koulis) pouvant évoquant celle des rappeurs, est la grande gagnante avec ses maillons ovales, rectangulaires, parfois pavés de diamants ou de pierres de couleur (Gucci). Autre conséquence de cette explosion du prix de l’or, l’attention portée aux finitions avec une recrudescence du poli miroir : le métal est si brillant, si parfait qu’on peut se réfléchir dedans ; ce qui permet d’augmenter la valeur perçue. Chez Nikos Koulis, la vasque en poli miroir sur laquelle est serti le diamant, fonctionne comme une loupe grossissante.

Diamants versus pierres de couleur

En mai 2025, Rapaport (organisme délivrant des analyses sur le marché du diamant) estimait que le cours du diamant de 1 carat avait baissé de 20% par rapport à l’année précédente. En parallèle, le prix de quasiment toutes les pierres de couleur, lui, continue de s’envoler. Tourmaline Paraíba d’un bleu lagon (Astrom, Damiani, Gucci), spinelle rouge, émeraude verte de Colombie, saphirs bleus, jaunes, roses deviennent donc de vraies valeurs d’investissement. Aucune marque n’a fait l’impasse, ni le Japonais Tasaki dont l’histoire est basée sur la perle, ni Valérie Messika qui depuis 20 ans ne jure que par le diamant (son père diamantaire étant aussi son fournisseur). Pour la première fois, elle a introduit des spinelles, des émeraudes de Zambie, des grenats mandarins ou encore des saphirs. Ultime manifestation de cette emprise des pierres de couleur.

La joaillerie, l’exception du luxe

Alors que McKinsey prévoit une croissance du luxe plus lente, entre 1% et 3% annuels jusqu’en 2027, l’excellente santé de la joaillerie fait figure d’exception. Encore une fois, les clients y voient un bien meilleur investissement dans un sac d’où la déferlante de bijoux dans les derniers défilés de haute couture mais également de mode masculine (qui les précèdent de quelques jours). Avec ses accumulations de chevalières, de chaînes et de breloques (en métal doré), le premier défilé de Céline par Michael Rider scruté par le monde entier, a entériné la tendance.

Mes coups de cœur

Le collier de Piaget (image en bannière) formé par une marqueterie de tranches de pierres ornementales aux couleurs intenses et tranchées : sugilite, verdite, turquoise, etc.

La broche chenille cheminant sur l’une des 6 compositions florales de cette collection « Impermanence » de Boucheron. L’or et les diamants sont hérissés de 6 000 micro poils de pinceau blanc utilisé pour réaliser les gouaches des bijoux. Un raffinement représentatif de l’ensemble de cette collection inspirée par l’ikebana.

Les manchettes en aluminium et émeraudes très graphiques du créateur grec Nikos Koulis.

La broche d’Anna Hu aux pétales en titane recouvertes de laque rouge.

Les colliers en cuir et diamants de Gucci x Pomellato, d’une pureté merveilleuse, inspiré par un modèle Pomellato de 1984.

 

Image en bannière : Piaget – Collier « Shapes of Extraleganza » à rayures de pierres ornementales rhodochrosite, sugilite et verdite

 

Articles relatifs à ce sujet :

Ce qu’il faut retenir de la Jewelry Week – Paris, juin 2024

Ce qu’il faut retenir de la Jewelry Week – Paris, juillet 2023

Ce qu’il faut retenir de la Jewelry Week – Paris, janvier 2023

Le cours de l’or explose, vive l’or

Au moment où l’or flambe, il n’est pas question pour les joailliers de diminuer le volume des bijoux bien au contraire : les clients ont d’autant plus l’impression qu’il s’agit d’investissements, qu’ils peuvent être revendus et transmis. Dans ce contexte, la chaîne (Pomellato, Nouvel Héritage, Nikos Koulis) pouvant évoquant celle des rappeurs, est la grande gagnante avec ses maillons ovales, rectangulaires, parfois pavés de diamants ou de pierres de couleur (Gucci). Autre conséquence de cette explosion du prix de l’or, l’attention portée aux finitions avec une recrudescence du poli miroir : le métal est si brillant, si parfait qu’on peut se réfléchir dedans ; ce qui permet d’augmenter la valeur perçue. Chez Nikos Koulis, la vasque en poli miroir sur laquelle est serti le diamant, fonctionne comme une loupe grossissante.

Diamants versus pierres de couleur

En mai 2025, Rapaport (organisme délivrant des analyses sur le marché du diamant) estimait que le cours du diamant de 1 carat avait baissé de 20% par rapport à l’année précédente. En parallèle, le prix de quasiment toutes les pierres de couleur, lui, continue de s’envoler. Tourmaline Paraíba d’un bleu lagon (Astrom, Damiani, Gucci), spinelle rouge, émeraude verte de Colombie, saphirs bleus, jaunes, roses deviennent donc de vraies valeurs d’investissement. Aucune marque n’a fait l’impasse, ni le Japonais Tasaki dont l’histoire est basée sur la perle, ni Valérie Messika qui depuis 20 ans ne jure que par le diamant (son père diamantaire étant aussi son fournisseur). Pour la première fois, elle a introduit des spinelles, des émeraudes de Zambie, des grenats mandarins ou encore des saphirs. Ultime manifestation de cette emprise des pierres de couleur.

La joaillerie, l’exception du luxe

Alors que McKinsey prévoit une croissance du luxe plus lente, entre 1% et 3% annuels jusqu’en 2027, l’excellente santé de la joaillerie fait figure d’exception. Encore une fois, les clients y voient un bien meilleur investissement dans un sac d’où la déferlante de bijoux dans les derniers défilés de haute couture mais également de mode masculine (qui les précèdent de quelques jours). Avec ses accumulations de chevalières, de chaînes et de breloques (en métal doré), le premier défilé de Céline par Michael Rider scruté par le monde entier, a entériné la tendance.

Mes coups de cœur

Le collier de Piaget (image en bannière) formé par une marqueterie de tranches de pierres ornementales aux couleurs intenses et tranchées : sugilite, verdite, turquoise, etc.

La broche chenille cheminant sur l’une des 6 compositions florales de cette collection « Impermanence » de Boucheron. L’or et les diamants sont hérissés de 6 000 micro poils de pinceau blanc utilisé pour réaliser les gouaches des bijoux. Un raffinement représentatif de l’ensemble de cette collection inspirée par l’ikebana.

Les manchettes en aluminium et émeraudes très graphiques du créateur grec Nikos Koulis.

La broche d’Anna Hu aux pétales en titane recouvertes de laque rouge.

Les colliers en cuir et diamants de Gucci x Pomellato, d’une pureté merveilleuse, inspiré par un modèle Pomellato de 1984.

 

Image en bannière : Piaget – Collier « Shapes of Extraleganza » à rayures de pierres ornementales rhodochrosite, sugilite et verdite

 

Articles relatifs à ce sujet :

Ce qu’il faut retenir de la Jewelry Week – Paris, juin 2024

Ce qu’il faut retenir de la Jewelry Week – Paris, juillet 2023

Ce qu’il faut retenir de la Jewelry Week – Paris, janvier 2023

Articles les plus lus