Style

Les bijoux de table signés L’Objet

Depuis 2004, Elad Yifrach développe son label L’Objet autour des arts de la table, du design et de la décoration en s’inspirant de l’univers du bijou : mêmes typologies de matériaux, même techniques et même répertoire iconographique.

Depuis 2004, Elad Yifrach développe son label L’Objet autour des arts de la table, du design et de la décoration en s’inspirant de l’univers du bijou : mêmes typologies de matériaux, même techniques et même répertoire iconographique.

Par Sandrine Merle.

 

 

Premier point commun de L’Objet avec la joaillerie, et non des moindres : l’or. Coupes en grès, carafes en acier inoxydable, assiettes en porcelaine, chandeliers élancés et cadres en laiton sont quasiment tous recouverts d’une très fine couche d’or 24 carats c’est-à-dire d’or presque pur. Voilà aussi des ronds de serviette incrustés de cristaux de Swarovski et ornés d’un morceau de corail, des boîtes rehaussées d’émail turquoise façon trésor aztèque, des bougies décorées d’éléments à la façon de pièces de monnaie antiques. « Cette prédilection pour l’univers du bijou vient de ma famille qui a œuvré dans le commerce de pierres, explique Elad Yifrach qui est né à Tel-Aviv avant de vivre à Los Angeles. J’étais aussi fasciné par les bracelets en or filigrané qui cliquetaient aux poignets de ma mère et de ma grand-mère. Comme le veut la tradition marocaine, elles les avaient reçus pour leur mariage et à la naissance de chaque enfant. »

 

Bijou et art de la table, une gémellité historique

La vaisselle d’apparat a toujours eu des points communs avec le bijou car elle répond aux mêmes problématiques : en Europe comme en Orient, elle sert à décorer et à afficher ostensiblement la magnificence et la puissance, la richesse et la noblesse des origines dont se targuent les commanditaires. Pour retrouver les finitions inhérentes aux fastes des tables de la Renaissance ou du XVIIIe siècle, Elad Yifrach s’est installé au Portugal ; il est ainsi au plus près d’artisans capables de restituer des textures polie miroir, godronnée, ciselée ou rappelant celle d’une étoffe vénitienne de Fortuny (visible sur le service Fern) ainsi que dans la réalisation de jeux d’entrelacs, de bouquets de rinceaux et de feuillages.

 

La sophistication dans les moindres détails

Cette hybridation avec la joaillerie se retrouve dans les plus petits objets comme les salières et les poivrières mais également les ronds de serviettes respectivement nommés Spice Jewels et Napkin Rings. Les premiers se déclinent en verre facetté ceint d’un tissage d’or ou en marqueterie de pierres ornementales. Un ensemble est proposé en all over de malachite, la pierre préférée d’Elad Yifrach : cercles concentriques, rubans et veines irrégulières d’un vert intense sont peints en trompe l’œil. À noter pour les amateurs : cet effet malachite existe aussi en service à café et en assiettes. Présentés dans les tiroirs tapissés de velours évoquant un écrin, les ronds de serviette reprennent, eux, des motifs archétypaux du bijou : le maillon, le serpent, la guirlande de fleurs ou encore les anneaux entrelacés.

 

Collaborations joaillières

Elad Yifrach est entouré de designers de bijoux, ses amis se nomment Sara Beltran ou encore Luis Morais. Il admire le travail de JAR, de Sylvia Furmanovich ou encore de Taffin de Givenchy. Il collabore régulièrement avec certains d’entre eux. La première la Grecque Lito Karakostanoglou a repris son motif œil, « Tu es partout » porte-bonheur, sur des assiettes tie and die et des boîtes mais aussi sur des serre-livres, des vide-poches, etc. Le second, le Portugais Sebastiao Lobo spécialiste des couverts a dessiné des fourchettes, des petites cuillères dorés aux manches ondulés évoquant le travail de Calder. Au printemps 2026, il annoncera le nom de la nouvelle créatrice à collaborer avec L’Objet.

 

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Collaborations joaillières

Elad Yifrach est entouré de designers de bijoux, ses amis se nomment Sara Beltran ou encore Luis Morais. Il admire le travail de JAR, de Sylvia Furmanovich ou encore de Taffin de Givenchy. Il collabore régulièrement avec certains d’entre eux. La première la Grecque Lito Karakostanoglou a repris son motif œil, « Tu es partout » porte-bonheur, sur des assiettes tie and die et des boîtes mais aussi sur des serre-livres, des vide-poches, etc. Le second, le Portugais Sebastiao Lobo spécialiste des couverts a dessiné des fourchettes, des petites cuillères dorés aux manches ondulés évoquant le travail de Calder. Au printemps 2026, il annoncera le nom de la nouvelle créatrice à collaborer avec L’Objet.

 

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