Les défilés homme SS27 confirment un mouvement de fond : une parure assumée et ultra créative portée par une nouvelle génération de directeurs artistiques.
Par Sandrine Merle.
Michael Rider chez Celine. Jonathan Anderson chez Dior. Julian Klausner chez Dries Van Noten. Junya Watanabe. Ceux-là explorent sans complexe ce territoire encore largement inexploré qu’est le bijou pour homme. A ceux qui considèrent que l’on assiste à une féminisation, il serait temps de comprendre que ce type d’opposition n’a plus réellement d’intérêt : le no gender n’est plus un objet de débat. On s’appropriera donc tous et toutes leurs propositions joyeuses, inattendues et pleines d’esprit. Le pin et l’épingle à nourrice sur la redingote aristocratique. Les pierreries, les chaînes et les rangs de perles couvrant la casquette New Era et la veste. Le bouquet de fleurs à la boutonnière. Les colliers et les ceintures en franges très fines de perles formant un rideau, qui s’envolent dans l’air au rythme de la marche. Le bracelet de bras enfilé sur la manche de la veste. Le chapelet-boulier accroché à la ceinture, qui bat sur la jambe. Et pour résumer, suivons le texte d’inspiration accompagnant le défilé de Mickael Rider chez Céline : « Panache. And being very unaware of having it. Being yourself, being on your own tip. »
*« Du panache. Et ne pas se rendre compte qu’on en a. Être soi-même, suivre son instinct ».
En savoir plus sur les bijoux pour homme :
« Bijoux Masculins : Signes et Insignes » à l’Ecole des Arts Joailliers







