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Les expositions bijoux à ne pas manquer en 2025

D’ores et déjà, en voici une vingtaine d'expositions bijoux pour 2025. Bonnes visites.

Les expositions consacrées totalement ou partiellement aux bijoux sont de plus en plus nombreuses. Voici  celles à ne pas manquer en 2025. Bonnes visites.

Par Sandrine Merle

 

 

« De Louise Bourgeois à Yoko Ono. Bijoux créés par des femmes artistes », Cologne

Les 90 bijoux réalisés par 45 femmes artistes plasticiens des XXe et XXIe siècles (des années 1920 à nos jours) remettent définitivement en question la domination des hommes en ce domaine. Enfin ! On se félicite de la lumière braquée sur le travail de Lynda Benglis, Annabelle d’Huart, Leiko Ikemura, Margit Jäschke, Jacqueline de Jong, Alicja Kwade, Claude Lalanne, Liliane Lijn, Rita McBride, Michele Oka Doner, Yoko Ono, Meret Oppenheim, Françoise Pétrovitch, Armelle de Sainte Marie, Niki de Saint Phalle, Maïlys Seydoux-Dumas, Dorothea Tanning, Sophia Vari ou encore Joana Vasconcelos.

Du 21 novembre 2025 au 26 avril 2026, Musée des arts appliqués de Cologne (MAKK)

 

« Joyaux dynastiques – Pouvoir, prestige et passion 1700-1950 », Paris

Il s’agit du troisième volet de la trilogie d’expositions organisée par la Collection Al Thani en collaboration avec le Victoria and Albert Museum. Déployée dans quatre salles, cette exposition présente des pierres et des joyaux spectaculaires commandés par de grandes figures historiques liées aux monarchies de France, de Russie et du Royaume-Uni (Catherine II de Russie, Joséphine, Marie-Louise d’Autriche, Eugénie, la reine Victoria). Elle revient sur les bouleversements du XXᵉ siècle qui entraînèrent la dispersion des collections royales et aristocratiques vers de nouveaux cercles composés de banquiers, d’héritières, de stars, etc. Ainsi le somptueux collier en rubis commandé par le maharadja d’Indore a été acquis par la socialite Gloria Guiness proche de Truman Capote. Une exposition whaou pour les amateurs de palais, de têtes couronnées et de célébrités.

Du 10 décembre 2025 au 6 avril 2026, Hôtel de la Marine

 

« The Journey of Women: Yemeni Women and Social Growth », Bloomington (États-Unis)

Le Yémen… Il n’est pas ici question de la situation tragique de ce pays mais des bijoux en argent et en textile réalisés par des orfèvres au savoir-faire minutieux. Au-delà de la représentation du statut social, du rôle dans les événements importants de la vie, etc., ces bijoux, une fois offerts, sont considérés comme la propriété des femmes. Elles ont alors toute latitude pour décider de leur utilisation y compris la possibilité de les vendre.

Du 25 octobre 2025 au 13 aout 2027, Museum of Archaeology and Anthropology

 

“Rêveries de pierres : Poésie et minéraux de Roger Caillois”, Paris

N’hésitez pas à emmener les tous petits découvrir les minéraux de Roger Caillois qui voyait dans ces minéraux, des châteaux, des personnages, des forêts, etc. La collection constituée entre 1952 et 1978 par cet académicien, écrivain érudit, expert en sociologie, historien des religions compte 1000 spécimens dont deux cents sont ici exposés. Il s’agit en majorité de jaspes et d’agates qui laissent apparaître des images abstraites et parfois figuratives de paysages ou d’objets. « Plus d’une fois, il m’est arrivé de penser qu’il convenait de regarder les pierres comme des sortes de poèmes », déclarait cet intellectuel doté d’une culture encyclopédique. Il les voyait aussi comme des « hiéroglyphes sans message ». Parmi les pièces maîtresses, ne manquez pas Le Château, un calcaire aux dendrites évoquant une forteresse et de petits personnages ou encore La Cime une agate évoquant une montagne. Elles sont ici mises en regard avec des extraits de ses proses aussi fascinantes et poétiques qu’ardues, extraits de « L’Écriture des pierres » ou « Pierres irréfléchies ».

Du 6 novembre 2025 au 29 mars 2026, Muséum national d’Histoire naturelle

 

« 1925‑2025 Cent ans d’Art déco », Paris

2025 est le centième anniversaire de l’exposition dédiée aux Arts décoratifs qui a donné son nom, de manière rétrospective, à un style : l’Art déco qui va perdurer jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Ce style en réaction contre les excès de l’Art nouveau se caractérise par des lignes géométriques et symétriques, des couleurs vives et franches et se nourrit de multiples influences comme l’ailleurs (Égypte, Inde, Japon). Mille pièces de mobilier, dessins, affiches et vêtements retracent ici de façon chrono-thématique ses origines, son développement, son apogée et les réinterprétations contemporaines. On y retrouve tous les grands noms : Sonia Delaunay, Robert Mallet‑Stevens, Albert-Armand Rateau, etc. Dans le registre du bijou, la série de broches de Raymond Templier et Jean Desprès côtoie la sublime broche en marqueterie de pierres dures de Boucheron ou des pièces de Van Cleef & Arpels. La part belle est faite à Cartier avec notamment un bracelet chimère en corail ou encore le dessin de l’émeraude Bérénice très peu exposé à ce jour. « La maison est considérée comme la pionnière de ce courant et elle possède une quantité absolument unique d’archives et de pièces d’époque », rappelle Mathieu Rousset-Perrier, conservateur du patrimoine, collections Moyen-Âge, Renaissance, Bijoux.

Du 22 octobre 2025 au 26 avril 2026, Musée des Arts décoratifs

 

“Viking North,” York

These Scandinavian merchants, bearded giants wearing helmets and sailing the seas, amassed colossal fortunes by plundering ports, monasteries, etc. Among the few remaining artifacts are two treasures dating from 866 to 1066. The first, the Bedale treasure, contains a large silver bracelet of Irish origin, a twisted Permian-style necklace from Russia, and other objects probably made in Great Britain or Scandinavia. The second, the remarkable Harrogate treasure, was discovered in 2007 with the help of metal detectors. Contained in a silver-gilt container, it consists of more than 700 pieces. The exotic nature of some of them (Afghanistan, North Africa, and Russia) is surprising.

Until July 2027, Yorkshire Museum

 

« La poésie des oiseaux », Dubai

Van Cleef & Arpels explore le registre des oiseaux « qui occupe depuis longtemps une place sacrée dans les cultures du Moyen-Orient, en tant que symboles de liberté, de renouveau et de l’esprit humain », explique Marie-Laure Cassius-Duranton, commissaire de l’exposition, gemmologue et historienne de l’art. Bijoux, objets précieux et gouachés réalisés par des joailliers de renom (notamment Van Cleef & Arpels, Cartier, Buccellati, Fabergé) en témoignent et dialoguent avec des œuvres d’arts (tapis, céramiques, miniatures) prêtées, elles, par le Musée de la civilisation islamique de Sharjah et les musées de Dubaï.

Jusqu’en avril 2026

 

« The Jewelry of Dorothea Prühl », Houston (États-Unis)

Amateurs de bijoux contemporains, cette exposition consacrée à Dorothea Prühl est pour vous. Le MFAH qui possède la plus grande collection publique au monde de cette artiste allemande présente cinq décennies de son travail, entre 1976 et 2025, colliers et broches aux grandes formes audacieuses et répétitives dictées par la nature du matériau, bois ou métal. À la frontière entre le figuratif et l’abstrait, elles évoquent grenouilles, oiseaux et fleurs.

Jusqu’au 3 janvier 2027, MFAH

 

« Douriean Fletcher: Jewelry of the Afrofuture », New York City

Douriean Fletcher créatrice contemporaine américaine devenue l’une des figures incontournables du costume de cinéma. Très inspirée par les bijoux africains et afro-américains, elle imagine des pièces spectaculaires et complexes en laiton doré, en pierres comme l’améthyste, en plumes, etc. Faites pour capter la lumière et le regard, elles définissent aussi des personnages imaginaires comme la pièce maîtresse, le plastron de la reine Ramonda, interprété par Angela Bassett, dans le film Black Panther: Wakanda Forever.

Jusqu’au 15 mars 2026, Museum of Arts and Design

 

« Whakahokihoki – Jewellery from the Dowse Collection », Wellington

Whakahokihoki (signifiant « revenir ») rassemble 60 bijoux contemporains qui ont récemment intégrées à la collection du Dowse Museum ou qui s’étaient absentées pour voyager à travers le monde. 40 artistes sont représentés dont Warwick Freeman, Karl Fritsch, Alan Preston pour ne citer que les plus connus.

Jusqu’au 15 février 2026, Dowse Art Museum

 

« Timeless Art Deco with Van Cleef & Arpels High Jewelry », Tokyo

On connaît la passion que les Japonais vouent aux arts décoratifs français… Ils sont ici comblés avec 250 pièces (bijoux, montres et objets précieux) de la période Art déco, issues de la collection patrimoniale de Van Cleef & Arpels et de collections privées.

Jusqu’au 18 janvier 2026, Metropolitan Teien Art Museum

 

« Jewellery from Dutch soil », Middelburg (Pays-Bas)

Jamais autant de bijoux archéologiques trouvés sur le sol néerlandais n’avait été rassemblés. Un grand nombre provient de l’impressionnante collection du Musée national des antiquités de Leyde, complété par des prêts provenant de collections de tout le pays. L’un des plus anciens objets exposés, un pendentif en dent de sanglier, date d’environ 9000-4000 avant notre ère.

Jusqu’au 1er mars 2026, Zeeuws Museum

 

« Le Moyen-âge du XIXe siècle – Créations et faux dans les arts précieux », Paris

Les artistes du XIXe siècle ont créé d’innombrables pastiches, œuvres composites et faux inspirés par le Moyen-Âge. On pense immédiatement à Viollet-Le-Duc… Tout comme les arts précieux, textiles, orfèvrerie, etc. les bijoux n’ont pas échappé à ce revival. Le peigne de Falize remet au goût du jour les créatures fantastiques affrontées issues du bestiaire roman et la technique médiévale de l’émail cloisonné sur or. La ceinture de chasteté associée aux temps des croisades et supposée garantir la vertu d’une épouse de chevalier le temps de son périple en Terre Sainte est, quant à elle, un pur objet de fantasme du XIXe siècle.

Du 7 octobre 2025 au 11 janvier 2026, Musée de Cluny

 

« Discovering ancient Egypt », Leyde (Pays-Bas)

Le public ne se lasse pas de découvrir les beautés de l’Égypte des pharaons, des cercueils magnifiquement peints, des papyrus colorés, des momies d’animaux, des manuscrits, etc. En matière de bijoux, les pièces maîtresses sont ici les offrandes funéraires en or provenant de la tombe du général Djehuti (qui servit Thoutmosis III) mise au jour dans la nécropole de Saqqarah en 1824.  Dans son rapport, le découvreur évoquait alors : « une tombe renfermant une momie entièrement enveloppée d’or massif, (chaque membre, et chaque doigt, avait sa propre enveloppe inscrite avec des hiéroglyphes), un scarabée attaché à une chaîne en or, une bague en or et une paire de bracelets en or, avec d’autres reliques précieuses… » Dispersées dans plusieurs musées européens, ces pièces sont réunies pour la première fois depuis leur découverte il y a 200 ans.

Jusqu’au 15 mars 2026, Rijksmuseum van Oudheden (Musée national des antiquités)

 

« Les Maîtres du Feu », Saint-Germain en Laye
L’arrivée du bronze (alliage de cuivre et d’étain) a provoqué de véritables mutations dans les objets, les armes ou encore les bijoux. En témoigne une pendeloque en forme de peigne datant de 900-1000 avant J.-C. Les deux sublimes torques de Guînes (Pas-de-Calais) en or finement ciselé, liés aux pratiques votives de l’époque illustrent plus largement la thématique de la métallurgie.

Du 13 juin au 9 mars 2026, Musée d’Archéologie nationale – Domaine national du château de Saint-Germain-en-Laye

 

« Ode à la nature par Van Cleef & Arpels », Paris

Faune et flore constituent un répertoire inépuisable pour les joailliers. Cinquante-trois créations, datées des années 20 aux années 2000, illustrent son importance dans le style de Van Cleef & Arpels. Poudrier coquille en or, parure Fleurette, clip hippocampe en or et corail, perroquet au plumage en chrysoprase et corail, jonquille en saphirs jaunes, etc. : l’ensemble forme un véritable éloge du vivant.

Du 4 juillet 2025 au 12 janvier 2026, boutique Van Cleef & Arpels – Galerie du patrimoine

 

« From function to fantasy: the brooch », Londres 

Lire mon entretien avec Katerine Purcell, ici.

Du 1er au 12 octobre 2025 – Galerie Wartski (entrée gratuite), Londres

 

« Dinh Van, 60 ans de création et de liberté », Paris

Du 3 au 13 septembre 2025, Christie’s

 

« René Lalique, architecte et décorateur », Wingen-sur-moder

Du 1er mai au 2 novembre 2025, musée René Lalique

 

« Amazighes — Cycles, parures, motifs », Marseille

Le bijou amazigh présent sur une zone allant de l’Égypte au Maroc en passant par le nord du Mali, de la Mauritanie et du Niger est souvent assimilé à un bijou berbère, folklorisé et réduit à « un simple artefact silencieux ». Pourtant ses motifs, ses formes et ses symboles sont là pour conjurer le mauvais sort, marquer le statut social et le genre comme le souligne cette exposition. L’une des sections met en lumière un bijou emblématique : la fibule, agrafe en métal formée par un cercle et un triangle, servant à attacher les vêtements.

Du 30 avril au 2 novembre 2025, Mucem fort Saint-Jean

 

« Cartier », Londres

II s’est passé plus d’un siècle depuis la première exposition organisée à Londres, par Jacques Cartier alors à la tête de la boutique : elle était alors dédiée au diadème pour tirer profit du couronnement du roi Georges V.  Celle-ci regroupe 350 objets dont certains en relation directe avec la filiale anglaise : le diadème « Scroll » porté par Elizabeth II lors de son couronnement puis par Rihanna en couverture de W magazine (2016) ou le diadème de Manchester (1903) appartenant à la collection du V&A. Avis aux afficionados de la famille royale : le roi Charles III prête quelques pièces dont le diadème porté par Kate Middleton lors de son mariage avec le prince William. Un bijou sentimental à ne pas manquer parmi toutes ces pièces statutaires : la broche en améthyste et saphir, réalisée selon les souhaits de Jacques Cartier pour Nelly, son épouse.

Du 12 avril 2025 au 16 Novembre 2025, Victoria & Albert Museum

 

“Sparkle! Gifts of Contemporary Jewelry from Robert Hiller”, Kansas City

Exposition réservée aux initiés… Le musée expose les pièces d’avant-garde que lui a offertes durant la dernière décennie, Robert Hiller. Ce collectionneur et enseignant à la Musikhochschule de Stuttgart raffolait de la broche et s’était pris d’une passion pour le diadème après avoir vu la fameuse exposition au Victoria and Albert Museum en 2022. D’où la présence de nombreuses interprétations par des créateurs contemporains dans une variété éblouissante de matériaux et de formes.

Jusqu’au 7 décembre 2025, The Nelson-Atkins Museum of Art

 

“Marie Antoinette Style – Shaped by the most fashionable queen in history”, Londres

Ceux qui parlent encore de la paire de Converse au milieu des escarpins de soie dans le film de Sofia Coppola vont adorer cette exposition ! Les objets sont là pour témoigner de « l’influence durable de la défunte monarque sur plus de 250 ans de design, de mode, de cinéma et d’arts décoratifs ». Il s’agira donc d’un mélange d’anachronismes, de chaussures de Manolo Blahnik (sponsor de l’événement), de portraits comme celui de 1773 peint par François-Hubert Drouais ou encore d’objets et de meubles comme la chaise fabriquée pour son appartement privé. Le Château de Versailles prête une vingtaine d ‘oeuvres dont la réplique du célèbre collier de la Reine des joailliers Boehmer et Bassenge au coeur du scandale qui agita la cour en 1784-1785 et compromit la réputation de Marie-Antoinette, pourtant innocente des faits qui lui étaient reprochés. Cet objet moderne et symbolique illustrant le goût de la reine pour les bijoux coûteux, a été réalisé dans les années 1960 à partir d’une gravure conservée à la Bibliothèque Nationale de France.

Du 20 septembre 2025 au 22 mars 2026, Victoria & Albert Museum

 

Jewels on Paper, Paris

Une toute petite exposition qui permet de s’attarder sur les détails de cet ensemble de dessins allant de la fin du XVIIIe au XXe, réunis pendant une quinzaine d’années par la galerie.

Jusqu’au 31 octobre 2025, Galerie Les Enluminures

 

« Dessins de Bijoux », Paris

Le Petit Palais dévoile pour la première fois sa vaste collection de dessins joailliers, rassemblant 5 500 feuilles du XIXe au XXe siècle. Au cœur de cet ensemble, le fonds Charles Jacqueau, dessinateur de la maison Cartier, se distingue avec 4 400 œuvres. L’exposition présente livres, recueils d’ornements, photographies et objets pour plonger dans la psyché des dessinateurs. Elle montre aussi le rôle essentiel des dessinspréparatoires dans la conception du bijou : ils guident les artisans (joailliers, sertisseurs) mais aident aussi à la commercialisation. On découvre de nombreux face-à-face entre les dessins préparatoires et les bijoux. Les créations signées Cartier ou Georges Fouquet sont mises en regard de leurs esquisses originales mais également de gouachés généralement plus valorisés. Réalisés à l’échelle réelle avec une minutie extrême, ces dessins s’imposent comme de véritables œuvres d’art.

Jusqu’au 20 juillet 2025, Petit Palais

 

« D’or et d’Éclat », Toulouse

Le bijou de la Renaissance n’avait jusqu’ici eu qu’une seule exposition dédiée en Europe… en 1980 au Victoria & Albert Museum à Londres. Celle-ci, organisée par le musée de la Renaissance d’Écouen et la fondation Bemberg, met enfin en lumière ces pièces très raffinés. Scénographiée par Hubert le Gall, elle explore l’évolution du bijou entre le XVIe et le XVIIe siècle, période d’âge d’or de l’ornement. Si les techniques de fabrication restent proches de celles du Moyen Âge, les formes s’inspirent des arts comme la peinture ou la sculpture. L’or est orfévré, l’émail coloré (qui n’est pas encore détrôné par le diamant dont la taille est encore aux balbutiements), les perles baroques et les camées qui eux témoignent d’un engouement sans précédent pour l’Antiquité. Le bijou, au-delà de sa fonction décorative, servait aussi de monnaie. Il symbolisait le pouvoir, la foi ou l’engagement. L’exposition présente notamment un ensemble de quatre pendentifs cupidons réunis pour la première fois. La question des faux bijoux Renaissance fabriqués au XIXe siècle, en plein revival de cette époque, est également abordée. On estime aujourd’hui qu’ils représentent les ¾ des spécimens exposés dans les musées.

Lire l’article sur  Les pendentifs Cupidon, bijoux emblématiques de la Renaissance, décryptés par Julie Rohou

Jusqu’au 27 juillet 2025, Fondation Bemberg

 

« Hook Hand Heart Star », Munich

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Jusqu’au 15 Juin 2025, Pinakothek der Modern

 

« Paris, capitale de la perle », Paris 

L’exposition chronologique se concentre essentiellement sur les perles fines c’est-à-dire naturelles. Parmi cent bijoux, figurent de splendides colliers de la Belle Époque formés par des rangs de perles parfaitement appairées, c’est-à-dire quasiment identiques, en taille et en couleur mais aussi la broche-tête de mouton signée Joel Arthur Rosenthal de 2006, dont les rangs de micro-perles miment la toison frisottée. Le propos principal est de rappeler qu’à la fin du XIXe siècle, Paris devient le centre de négoce international. Les perles pêchées dans le golfe Arabo-Persique sont alors vendues chez trois cents négociants parisiens. Au-delà de l’exposition, il faut absolument se plonger dans le riche ouvrage écrit par Léonard Pouy pour découvrir en détail cette histoire qui s’est achevée dans les années 30.

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Jusqu’au 1er juin 2025, L’École des Arts Joailliers L’Hôtel de Mercy-Argenteau

 

« Shakudō: from Samurai Ornaments to Jewelry », Hong Kong 

Comment le shakudō est-il passé du sabre au bijou ? Dans cette exposition, L’École des Arts joailliers s’attache à raconter  pour la première fois cette histoire fascinante et inédite qui tient à un évènement politique : l’ouverture forcée du Japon au commerce international, pendant l’ère Edo, à partir de 1853. La modernisation du pays avec l’abolissement du système féodal, a conduit notamment à la fin des samouraïs et à l’interdiction, en 1876, du port du sabre. Les métallurgistes, dépourvus de client ont alors commencé à fabriquer des éléments en shakudō pour les bijoux européens. L’exposition présente les 36 pièces d’une collection privée qui n’avait encore jamais été montrée au public.

Jusqu’au 13 avril 2025, L’École des Arts Joailliers

 

“Solid Gold”, New-York City

Pour son 200e anniversaire, le Brooklyn Museum expose 500 pièces (tableaux, vêtements, vidéos, bijoux, design, pièces de monnaie, sculptures) ou partiellement recouvert du précieux métal. 250 proviennent de ses propres collections. Au fil du déroulement chronologique, apparaissent des bijoux de Cartier dont ce magnifique collier de perles de prière musulmane ou encore le collier anti-mouches porté par Elizabeth Taylor dans le film Cléopâtre (1963). C’est suffisamment rare dans ce type d’exposition pour être signalé : les commissaires abordent l’aspect sombre de l’extraction du minerai d’or comme la colonisation et la destruction de l’environnement.

Jusqu’au 6 Juillet 2025, Musée de Brooklyn

 

« Au fil de l’or. L’art de se vêtir de l’Orient au Soleil-Levant », Paris

Cette exposition retrace tout un pan de l’histoire millénaire de l’or, celui de son utilisation dans les arts textiles asiatiques. Kimonos et obis du Japon, saris de l’Inde, songket (longs rectangles de soie) en Malaisie… Selon la technique employée, l’or est fileté, tramé ou encore brodé par l’atelier de la maison Lesage. Tout ce qui brille n’étant pas d’or, il peut aussi s’agir de soie naturellement dorée comme celle produite par des néphiles (araignées) de Madagascar. Partenariat oblige, l’exposition fait la part belle aux créations absolument spectaculaires d’une orfèvre de la mode, la créatrice chinoise Guo Pei.

Du 11 février au 6 juillet 2025, musée du Quai Branly

 

“Vivienne Westwood & Jewellery », Wellington

Est-ce le succès extraordinaire du collier de perles auprès de la génération Alpha qui a incité la maison Vivienne Westwood à organiser une exposition sur les bijoux ? Car pour l’instant, on avait plus célébré ses redingotes XVIIIe, ses jupes aux rembourrages exagérant hanches et fesses, ses bustiers aux imprimés romantiques à la Boucher, ses tartans, etc. que ses broches et ses colliers. Pourtant ils font partie intégrante de son style comme en témoignent la présence de 550 pièces sur les silhouettes classées par décennie depuis les années 80. Rappelons que Westwood a commencé par vendre des bijoux sur un stand du marché de Portobello Road dans les années 1970.

Du 13 décembre 2024 au 27 avril 2025, Te Papa

 

« Bijoux de l’Opéra de Paris », Paris 

L’une des missions de la Bibliothèque nationale de France (BNF) est de préserver bijoux et objets qui ne sont plus utilisés par l’Opéra de Paris. Les commissaires ont sélectionné 70 pièces (sur 4000 recensées) documentées, autrement dit dont on connaît la fonction et le spectacle dans lequel ils sont apparus. On peut ainsi découvrir la coiffe de Salammbo et sa représentation sur le tableau de de Georges Clairin (1893), le serre-tête floral en perles soufflées réalisé en 2011 et, sur une photo avoisinante de l’Atelier Nadar, l’original dessiné par René Lalique et porté par Sarah Bernhardt dans La Princesse Lointaine (1895). Quelques pièces contemporaines non encore versées à la BNF, permettent de constater la pérennisation des techniques traditionnelles de fabrication dans les ateliers des deux théâtres, Garnier et Bastille.

Jusqu’au 28 mars 2025, bibliothèque-musée de l’Opéra Palais Garnier

 

“Samurai Splendor: Sword Fittings from Edo Japan”, New-York City

Durant la période Edo, le sabre japonais fait pour les samouraïs atteint un niveau de sophistication tel qu’il devient une véritable œuvre d’art. Cette exposition présente une sélection issue des collections du MET ainsi que des accessoires et des objets afférents : des carnets de croquis de fabricants mais également des éléments décoratifs des sabres comme le tsuba situé à la base de la lame ou le menuki positionné sur les côtés la poignée. La plupart n’avait encore jamais été exposée.

Jusqu’au 23 mars 2025, MET muséum

 

« Zero Waste: Jewelry », Racine (USA-Wisconsin)

Contrairement aux joailliers traditionnels férus d’or et de gemmes, les créateurs d’avant-garde sont de grands amateurs de matériaux non précieux destinés à l’origine à un usage autre que le bijou. Utilisés à des fins contestataires, os, coquillages, bigoudis, monnaie américaine, papier journal, fermetures éclair… font partie de leur ADN. Tous ces bijoux appartiennent à la collection du RAM.

Jusqu’au 22 février 2025, Musée d’art de Racine (RAM)

 

« Pinned! Contemporary Antwerp Jewellery », Anvers

Anvers a la réputation d’une ville de mode et de design, cette exposition est l’occasion de démontrer aussi sa créativité en matière de bijoux. Dirk Schrijvers le collectionneur-prêteur des 200 bijoux et les 60 créateurs sont tous originaires de cette ville flamande. Parmi ces derniers, citons Rembrandt Jordan, Dimitar Stankov, Peter Vermandere, Nadine Wijnants et même Dries van Noten. Inutile de chercher un autre fil conducteur : Dirk Schrijvers a choisi ces pièces (en majorité des broches) sur des coups de cœur. C’est le moment qu’il préfère, avant même de les posséder.

Jusqu’au 21 April 2025, Diva Museum

 

« The Fascination of Jewellery – 7000 Years of Jewellery Art », Cologne

L’exposition est composée de 370 bijoux tous issus de la collection du MAKK qui en compte 1700 couvrant sept millénaires. L’un des points forts est l’ensemble de pièces d’Elisabeth Treskow, orfèvre Colonaise peu connue du grand public, caractérisées par la technique ancienne de la granulation. Les bijoux des XIXe et XXe siècles de maîtres comme René Lalique, Karl Gustav Hansen ou encore Castellani constituent également une belle occasion de se rendre à Cologne, à quatre heures de train de Paris.

Du 18 décembre 2024 au 24 Août 2025, Museum of Applied Arts Cologne (MAKK)

 

“Silver and Stones: Collaborations in Southwest Jewelry”, Santa Fe

Si l’on passe par Santa Fé, cette collection de bijoux est l’occasion de se familiariser avec le style Navajo. Les bijoux des années 1940 et 1950 qui font partie de la collection permanente du musée, illustrent la collaboration entre l’orfèvre Diné et l’artiste David Taliman (1901-1967) pour réaliser les bijoux de William C. Ilfeld (1905-1979). Ce dernier était une personnalité de la région, à la tête du département des bijoux amérindiens du magasin familial.

Jusqu’au 1 avril 2025, Palais des gouverneurs du Musée d’histoire du Nouveau-Mexique

 

“Chicago Collects: Jewelry in Perspective”, Chicago

Chicago a été un centre de fabrication de bijoux important aux Etats-Unis juste après l’exposition universelle qui s’y est tenue en 1893. Les deux cents pièces (issues de collections publiques et privées de Chicago) couvrent une période allant de la fin de la Renaissance à nos jours en passant par l’Art nouveau, le XIXe siècle, la Belle Époque, l’Art déco. Un ostensoir du XIXe siècle côtoie des diadèmes, des médailles des rois de France, des bijoux de Fabergé, de Louis Comfort Tiffany ou encore de René Lalique. C’est aussi l’occasion de découvrir des pièces de la boutique Kalo où l’on enseignait le travail du métal aux femmes.

Jusqu’au 5 janvier 2025, Muskegon Museum of Art

 

« Machu Picchu et les empires d’or du Pérou », Sydney

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Jusqu’au 23 février 2025, Australian Museum

 

« Du cœur à la main – Dolce&Gabanna », Paris

Après Milan, l’exposition dédiée au duo italien Domenico Dolce et Stefano Gabbana, s’installe à Paris. Les deux cents créations dialoguent avec des œuvres d’art dans des ambiances théâtrales. L’une est tapissée de tesselles dorées, une autre surchargée de miroirs et de lustres ouvragés dans lesquels se reflètent les vêtements flamboyants. Des vestes en velours fileté d’argent, des robes en soie scintillante d’arabesques en or et de pampilles en cristal, de corsages rebrodés de broches en forme d’ex-voto, etc. Éblouissement garanti ; adeptes de slow fashion, passez votre chemin…

Du 10 janvier au 31 mars 2025, Grand Palais

Les expositions consacrées totalement ou partiellement aux bijoux sont de plus en plus nombreuses. Voici  celles à ne pas manquer en 2025. Bonnes visites.

Par Sandrine Merle

 

 

« De Louise Bourgeois à Yoko Ono. Bijoux créés par des femmes artistes », Cologne

Les 90 bijoux réalisés par 45 femmes artistes plasticiens des XXe et XXIe siècles (des années 1920 à nos jours) remettent définitivement en question la domination des hommes en ce domaine. Enfin ! On se félicite de la lumière braquée sur le travail de Lynda Benglis, Annabelle d’Huart, Leiko Ikemura, Margit Jäschke, Jacqueline de Jong, Alicja Kwade, Claude Lalanne, Liliane Lijn, Rita McBride, Michele Oka Doner, Yoko Ono, Meret Oppenheim, Françoise Pétrovitch, Armelle de Sainte Marie, Niki de Saint Phalle, Maïlys Seydoux-Dumas, Dorothea Tanning, Sophia Vari ou encore Joana Vasconcelos.

Du 21 novembre 2025 au 26 avril 2026, Musée des arts appliqués de Cologne (MAKK)

 

« Joyaux dynastiques – Pouvoir, prestige et passion 1700-1950 », Paris

Il s’agit du troisième volet de la trilogie d’expositions organisée par la Collection Al Thani en collaboration avec le Victoria and Albert Museum. Déployée dans quatre salles, cette exposition présente des pierres et des joyaux spectaculaires commandés par de grandes figures historiques liées aux monarchies de France, de Russie et du Royaume-Uni (Catherine II de Russie, Joséphine, Marie-Louise d’Autriche, Eugénie, la reine Victoria). Elle revient sur les bouleversements du XXᵉ siècle qui entraînèrent la dispersion des collections royales et aristocratiques vers de nouveaux cercles composés de banquiers, d’héritières, de stars, etc. Ainsi le somptueux collier en rubis commandé par le maharadja d’Indore a été acquis par la socialite Gloria Guiness proche de Truman Capote. Une exposition whaou pour les amateurs de palais, de têtes couronnées et de célébrités.

Du 10 décembre 2025 au 6 avril 2026, Hôtel de la Marine

 

« The Journey of Women: Yemeni Women and Social Growth », Bloomington (États-Unis)

Le Yémen… Il n’est pas ici question de la situation tragique de ce pays mais des bijoux en argent et en textile réalisés par des orfèvres au savoir-faire minutieux. Au-delà de la représentation du statut social, du rôle dans les événements importants de la vie, etc., ces bijoux, une fois offerts, sont considérés comme la propriété des femmes. Elles ont alors toute latitude pour décider de leur utilisation y compris la possibilité de les vendre.

Du 25 octobre 2025 au 13 aout 2027, Museum of Archaeology and Anthropology

 

“Rêveries de pierres : Poésie et minéraux de Roger Caillois”, Paris

N’hésitez pas à emmener les tous petits découvrir les minéraux de Roger Caillois qui voyait dans ces minéraux, des châteaux, des personnages, des forêts, etc. La collection constituée entre 1952 et 1978 par cet académicien, écrivain érudit, expert en sociologie, historien des religions compte 1000 spécimens dont deux cents sont ici exposés. Il s’agit en majorité de jaspes et d’agates qui laissent apparaître des images abstraites et parfois figuratives de paysages ou d’objets. « Plus d’une fois, il m’est arrivé de penser qu’il convenait de regarder les pierres comme des sortes de poèmes », déclarait cet intellectuel doté d’une culture encyclopédique. Il les voyait aussi comme des « hiéroglyphes sans message ». Parmi les pièces maîtresses, ne manquez pas Le Château, un calcaire aux dendrites évoquant une forteresse et de petits personnages ou encore La Cime une agate évoquant une montagne. Elles sont ici mises en regard avec des extraits de ses proses aussi fascinantes et poétiques qu’ardues, extraits de « L’Écriture des pierres » ou « Pierres irréfléchies ».

Du 6 novembre 2025 au 29 mars 2026, Muséum national d’Histoire naturelle

 

« 1925‑2025 Cent ans d’Art déco », Paris

2025 est le centième anniversaire de l’exposition dédiée aux Arts décoratifs qui a donné son nom, de manière rétrospective, à un style : l’Art déco qui va perdurer jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Ce style en réaction contre les excès de l’Art nouveau se caractérise par des lignes géométriques et symétriques, des couleurs vives et franches et se nourrit de multiples influences comme l’ailleurs (Égypte, Inde, Japon). Mille pièces de mobilier, dessins, affiches et vêtements retracent ici de façon chrono-thématique ses origines, son développement, son apogée et les réinterprétations contemporaines. On y retrouve tous les grands noms : Sonia Delaunay, Robert Mallet‑Stevens, Albert-Armand Rateau, etc. Dans le registre du bijou, la série de broches de Raymond Templier et Jean Desprès côtoie la sublime broche en marqueterie de pierres dures de Boucheron ou des pièces de Van Cleef & Arpels. La part belle est faite à Cartier avec notamment un bracelet chimère en corail ou encore le dessin de l’émeraude Bérénice très peu exposé à ce jour. « La maison est considérée comme la pionnière de ce courant et elle possède une quantité absolument unique d’archives et de pièces d’époque », rappelle Mathieu Rousset-Perrier, conservateur du patrimoine, collections Moyen-Âge, Renaissance, Bijoux.

Du 22 octobre 2025 au 26 avril 2026, Musée des Arts décoratifs

 

“Viking North,” York

These Scandinavian merchants, bearded giants wearing helmets and sailing the seas, amassed colossal fortunes by plundering ports, monasteries, etc. Among the few remaining artifacts are two treasures dating from 866 to 1066. The first, the Bedale treasure, contains a large silver bracelet of Irish origin, a twisted Permian-style necklace from Russia, and other objects probably made in Great Britain or Scandinavia. The second, the remarkable Harrogate treasure, was discovered in 2007 with the help of metal detectors. Contained in a silver-gilt container, it consists of more than 700 pieces. The exotic nature of some of them (Afghanistan, North Africa, and Russia) is surprising.

Until July 2027, Yorkshire Museum

 

« La poésie des oiseaux », Dubai

Van Cleef & Arpels explore le registre des oiseaux « qui occupe depuis longtemps une place sacrée dans les cultures du Moyen-Orient, en tant que symboles de liberté, de renouveau et de l’esprit humain », explique Marie-Laure Cassius-Duranton, commissaire de l’exposition, gemmologue et historienne de l’art. Bijoux, objets précieux et gouachés réalisés par des joailliers de renom (notamment Van Cleef & Arpels, Cartier, Buccellati, Fabergé) en témoignent et dialoguent avec des œuvres d’arts (tapis, céramiques, miniatures) prêtées, elles, par le Musée de la civilisation islamique de Sharjah et les musées de Dubaï.

Jusqu’en avril 2026

 

« The Jewelry of Dorothea Prühl », Houston (États-Unis)

Amateurs de bijoux contemporains, cette exposition consacrée à Dorothea Prühl est pour vous. Le MFAH qui possède la plus grande collection publique au monde de cette artiste allemande présente cinq décennies de son travail, entre 1976 et 2025, colliers et broches aux grandes formes audacieuses et répétitives dictées par la nature du matériau, bois ou métal. À la frontière entre le figuratif et l’abstrait, elles évoquent grenouilles, oiseaux et fleurs.

Jusqu’au 3 janvier 2027, MFAH

 

« Douriean Fletcher: Jewelry of the Afrofuture », New York City

Douriean Fletcher créatrice contemporaine américaine devenue l’une des figures incontournables du costume de cinéma. Très inspirée par les bijoux africains et afro-américains, elle imagine des pièces spectaculaires et complexes en laiton doré, en pierres comme l’améthyste, en plumes, etc. Faites pour capter la lumière et le regard, elles définissent aussi des personnages imaginaires comme la pièce maîtresse, le plastron de la reine Ramonda, interprété par Angela Bassett, dans le film Black Panther: Wakanda Forever.

Jusqu’au 15 mars 2026, Museum of Arts and Design

 

« Whakahokihoki – Jewellery from the Dowse Collection », Wellington

Whakahokihoki (signifiant « revenir ») rassemble 60 bijoux contemporains qui ont récemment intégrées à la collection du Dowse Museum ou qui s’étaient absentées pour voyager à travers le monde. 40 artistes sont représentés dont Warwick Freeman, Karl Fritsch, Alan Preston pour ne citer que les plus connus.

Jusqu’au 15 février 2026, Dowse Art Museum

 

« Timeless Art Deco with Van Cleef & Arpels High Jewelry », Tokyo

On connaît la passion que les Japonais vouent aux arts décoratifs français… Ils sont ici comblés avec 250 pièces (bijoux, montres et objets précieux) de la période Art déco, issues de la collection patrimoniale de Van Cleef & Arpels et de collections privées.

Jusqu’au 18 janvier 2026, Metropolitan Teien Art Museum

 

« Jewellery from Dutch soil », Middelburg (Pays-Bas)

Jamais autant de bijoux archéologiques trouvés sur le sol néerlandais n’avait été rassemblés. Un grand nombre provient de l’impressionnante collection du Musée national des antiquités de Leyde, complété par des prêts provenant de collections de tout le pays. L’un des plus anciens objets exposés, un pendentif en dent de sanglier, date d’environ 9000-4000 avant notre ère.

Jusqu’au 1er mars 2026, Zeeuws Museum

 

« Le Moyen-âge du XIXe siècle – Créations et faux dans les arts précieux », Paris

Les artistes du XIXe siècle ont créé d’innombrables pastiches, œuvres composites et faux inspirés par le Moyen-Âge. On pense immédiatement à Viollet-Le-Duc… Tout comme les arts précieux, textiles, orfèvrerie, etc. les bijoux n’ont pas échappé à ce revival. Le peigne de Falize remet au goût du jour les créatures fantastiques affrontées issues du bestiaire roman et la technique médiévale de l’émail cloisonné sur or. La ceinture de chasteté associée aux temps des croisades et supposée garantir la vertu d’une épouse de chevalier le temps de son périple en Terre Sainte est, quant à elle, un pur objet de fantasme du XIXe siècle.

Du 7 octobre 2025 au 11 janvier 2026, Musée de Cluny

 

« Discovering ancient Egypt », Leyde (Pays-Bas)

Le public ne se lasse pas de découvrir les beautés de l’Égypte des pharaons, des cercueils magnifiquement peints, des papyrus colorés, des momies d’animaux, des manuscrits, etc. En matière de bijoux, les pièces maîtresses sont ici les offrandes funéraires en or provenant de la tombe du général Djehuti (qui servit Thoutmosis III) mise au jour dans la nécropole de Saqqarah en 1824.  Dans son rapport, le découvreur évoquait alors : « une tombe renfermant une momie entièrement enveloppée d’or massif, (chaque membre, et chaque doigt, avait sa propre enveloppe inscrite avec des hiéroglyphes), un scarabée attaché à une chaîne en or, une bague en or et une paire de bracelets en or, avec d’autres reliques précieuses… » Dispersées dans plusieurs musées européens, ces pièces sont réunies pour la première fois depuis leur découverte il y a 200 ans.

Jusqu’au 15 mars 2026, Rijksmuseum van Oudheden (Musée national des antiquités)

 

« Les Maîtres du Feu », Saint-Germain en Laye
L’arrivée du bronze (alliage de cuivre et d’étain) a provoqué de véritables mutations dans les objets, les armes ou encore les bijoux. En témoigne une pendeloque en forme de peigne datant de 900-1000 avant J.-C. Les deux sublimes torques de Guînes (Pas-de-Calais) en or finement ciselé, liés aux pratiques votives de l’époque illustrent plus largement la thématique de la métallurgie.

Du 13 juin au 9 mars 2026, Musée d’Archéologie nationale – Domaine national du château de Saint-Germain-en-Laye

 

« Ode à la nature par Van Cleef & Arpels », Paris

Faune et flore constituent un répertoire inépuisable pour les joailliers. Cinquante-trois créations, datées des années 20 aux années 2000, illustrent son importance dans le style de Van Cleef & Arpels. Poudrier coquille en or, parure Fleurette, clip hippocampe en or et corail, perroquet au plumage en chrysoprase et corail, jonquille en saphirs jaunes, etc. : l’ensemble forme un véritable éloge du vivant.

Du 4 juillet 2025 au 12 janvier 2026, boutique Van Cleef & Arpels – Galerie du patrimoine

 

« From function to fantasy: the brooch », Londres 

Lire mon entretien avec Katerine Purcell, ici.

Du 1er au 12 octobre 2025 – Galerie Wartski (entrée gratuite), Londres

 

« Dinh Van, 60 ans de création et de liberté », Paris

Du 3 au 13 septembre 2025, Christie’s

 

« René Lalique, architecte et décorateur », Wingen-sur-moder

Du 1er mai au 2 novembre 2025, musée René Lalique

 

« Amazighes — Cycles, parures, motifs », Marseille

Le bijou amazigh présent sur une zone allant de l’Égypte au Maroc en passant par le nord du Mali, de la Mauritanie et du Niger est souvent assimilé à un bijou berbère, folklorisé et réduit à « un simple artefact silencieux ». Pourtant ses motifs, ses formes et ses symboles sont là pour conjurer le mauvais sort, marquer le statut social et le genre comme le souligne cette exposition. L’une des sections met en lumière un bijou emblématique : la fibule, agrafe en métal formée par un cercle et un triangle, servant à attacher les vêtements.

Du 30 avril au 2 novembre 2025, Mucem fort Saint-Jean

 

« Cartier », Londres

II s’est passé plus d’un siècle depuis la première exposition organisée à Londres, par Jacques Cartier alors à la tête de la boutique : elle était alors dédiée au diadème pour tirer profit du couronnement du roi Georges V.  Celle-ci regroupe 350 objets dont certains en relation directe avec la filiale anglaise : le diadème « Scroll » porté par Elizabeth II lors de son couronnement puis par Rihanna en couverture de W magazine (2016) ou le diadème de Manchester (1903) appartenant à la collection du V&A. Avis aux afficionados de la famille royale : le roi Charles III prête quelques pièces dont le diadème porté par Kate Middleton lors de son mariage avec le prince William. Un bijou sentimental à ne pas manquer parmi toutes ces pièces statutaires : la broche en améthyste et saphir, réalisée selon les souhaits de Jacques Cartier pour Nelly, son épouse.

Du 12 avril 2025 au 16 Novembre 2025, Victoria & Albert Museum

 

“Sparkle! Gifts of Contemporary Jewelry from Robert Hiller”, Kansas City

Exposition réservée aux initiés… Le musée expose les pièces d’avant-garde que lui a offertes durant la dernière décennie, Robert Hiller. Ce collectionneur et enseignant à la Musikhochschule de Stuttgart raffolait de la broche et s’était pris d’une passion pour le diadème après avoir vu la fameuse exposition au Victoria and Albert Museum en 2022. D’où la présence de nombreuses interprétations par des créateurs contemporains dans une variété éblouissante de matériaux et de formes.

Jusqu’au 7 décembre 2025, The Nelson-Atkins Museum of Art

 

“Marie Antoinette Style – Shaped by the most fashionable queen in history”, Londres

Ceux qui parlent encore de la paire de Converse au milieu des escarpins de soie dans le film de Sofia Coppola vont adorer cette exposition ! Les objets sont là pour témoigner de « l’influence durable de la défunte monarque sur plus de 250 ans de design, de mode, de cinéma et d’arts décoratifs ». Il s’agira donc d’un mélange d’anachronismes, de chaussures de Manolo Blahnik (sponsor de l’événement), de portraits comme celui de 1773 peint par François-Hubert Drouais ou encore d’objets et de meubles comme la chaise fabriquée pour son appartement privé. Le Château de Versailles prête une vingtaine d ‘oeuvres dont la réplique du célèbre collier de la Reine des joailliers Boehmer et Bassenge au coeur du scandale qui agita la cour en 1784-1785 et compromit la réputation de Marie-Antoinette, pourtant innocente des faits qui lui étaient reprochés. Cet objet moderne et symbolique illustrant le goût de la reine pour les bijoux coûteux, a été réalisé dans les années 1960 à partir d’une gravure conservée à la Bibliothèque Nationale de France.

Du 20 septembre 2025 au 22 mars 2026, Victoria & Albert Museum

 

Jewels on Paper, Paris

Une toute petite exposition qui permet de s’attarder sur les détails de cet ensemble de dessins allant de la fin du XVIIIe au XXe, réunis pendant une quinzaine d’années par la galerie.

Jusqu’au 31 octobre 2025, Galerie Les Enluminures

 

« Dessins de Bijoux », Paris

Le Petit Palais dévoile pour la première fois sa vaste collection de dessins joailliers, rassemblant 5 500 feuilles du XIXe au XXe siècle. Au cœur de cet ensemble, le fonds Charles Jacqueau, dessinateur de la maison Cartier, se distingue avec 4 400 œuvres. L’exposition présente livres, recueils d’ornements, photographies et objets pour plonger dans la psyché des dessinateurs. Elle montre aussi le rôle essentiel des dessinspréparatoires dans la conception du bijou : ils guident les artisans (joailliers, sertisseurs) mais aident aussi à la commercialisation. On découvre de nombreux face-à-face entre les dessins préparatoires et les bijoux. Les créations signées Cartier ou Georges Fouquet sont mises en regard de leurs esquisses originales mais également de gouachés généralement plus valorisés. Réalisés à l’échelle réelle avec une minutie extrême, ces dessins s’imposent comme de véritables œuvres d’art.

Jusqu’au 20 juillet 2025, Petit Palais

 

« D’or et d’Éclat », Toulouse

Le bijou de la Renaissance n’avait jusqu’ici eu qu’une seule exposition dédiée en Europe… en 1980 au Victoria & Albert Museum à Londres. Celle-ci, organisée par le musée de la Renaissance d’Écouen et la fondation Bemberg, met enfin en lumière ces pièces très raffinés. Scénographiée par Hubert le Gall, elle explore l’évolution du bijou entre le XVIe et le XVIIe siècle, période d’âge d’or de l’ornement. Si les techniques de fabrication restent proches de celles du Moyen Âge, les formes s’inspirent des arts comme la peinture ou la sculpture. L’or est orfévré, l’émail coloré (qui n’est pas encore détrôné par le diamant dont la taille est encore aux balbutiements), les perles baroques et les camées qui eux témoignent d’un engouement sans précédent pour l’Antiquité. Le bijou, au-delà de sa fonction décorative, servait aussi de monnaie. Il symbolisait le pouvoir, la foi ou l’engagement. L’exposition présente notamment un ensemble de quatre pendentifs cupidons réunis pour la première fois. La question des faux bijoux Renaissance fabriqués au XIXe siècle, en plein revival de cette époque, est également abordée. On estime aujourd’hui qu’ils représentent les ¾ des spécimens exposés dans les musées.

Lire l’article sur  Les pendentifs Cupidon, bijoux emblématiques de la Renaissance, décryptés par Julie Rohou

Jusqu’au 27 juillet 2025, Fondation Bemberg

 

« Hook Hand Heart Star », Munich

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Jusqu’au 15 Juin 2025, Pinakothek der Modern

 

« Paris, capitale de la perle », Paris 

L’exposition chronologique se concentre essentiellement sur les perles fines c’est-à-dire naturelles. Parmi cent bijoux, figurent de splendides colliers de la Belle Époque formés par des rangs de perles parfaitement appairées, c’est-à-dire quasiment identiques, en taille et en couleur mais aussi la broche-tête de mouton signée Joel Arthur Rosenthal de 2006, dont les rangs de micro-perles miment la toison frisottée. Le propos principal est de rappeler qu’à la fin du XIXe siècle, Paris devient le centre de négoce international. Les perles pêchées dans le golfe Arabo-Persique sont alors vendues chez trois cents négociants parisiens. Au-delà de l’exposition, il faut absolument se plonger dans le riche ouvrage écrit par Léonard Pouy pour découvrir en détail cette histoire qui s’est achevée dans les années 30.

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Jusqu’au 1er juin 2025, L’École des Arts Joailliers L’Hôtel de Mercy-Argenteau

 

« Shakudō: from Samurai Ornaments to Jewelry », Hong Kong 

Comment le shakudō est-il passé du sabre au bijou ? Dans cette exposition, L’École des Arts joailliers s’attache à raconter  pour la première fois cette histoire fascinante et inédite qui tient à un évènement politique : l’ouverture forcée du Japon au commerce international, pendant l’ère Edo, à partir de 1853. La modernisation du pays avec l’abolissement du système féodal, a conduit notamment à la fin des samouraïs et à l’interdiction, en 1876, du port du sabre. Les métallurgistes, dépourvus de client ont alors commencé à fabriquer des éléments en shakudō pour les bijoux européens. L’exposition présente les 36 pièces d’une collection privée qui n’avait encore jamais été montrée au public.

Jusqu’au 13 avril 2025, L’École des Arts Joailliers

 

“Solid Gold”, New-York City

Pour son 200e anniversaire, le Brooklyn Museum expose 500 pièces (tableaux, vêtements, vidéos, bijoux, design, pièces de monnaie, sculptures) ou partiellement recouvert du précieux métal. 250 proviennent de ses propres collections. Au fil du déroulement chronologique, apparaissent des bijoux de Cartier dont ce magnifique collier de perles de prière musulmane ou encore le collier anti-mouches porté par Elizabeth Taylor dans le film Cléopâtre (1963). C’est suffisamment rare dans ce type d’exposition pour être signalé : les commissaires abordent l’aspect sombre de l’extraction du minerai d’or comme la colonisation et la destruction de l’environnement.

Jusqu’au 6 Juillet 2025, Musée de Brooklyn

 

« Au fil de l’or. L’art de se vêtir de l’Orient au Soleil-Levant », Paris

Cette exposition retrace tout un pan de l’histoire millénaire de l’or, celui de son utilisation dans les arts textiles asiatiques. Kimonos et obis du Japon, saris de l’Inde, songket (longs rectangles de soie) en Malaisie… Selon la technique employée, l’or est fileté, tramé ou encore brodé par l’atelier de la maison Lesage. Tout ce qui brille n’étant pas d’or, il peut aussi s’agir de soie naturellement dorée comme celle produite par des néphiles (araignées) de Madagascar. Partenariat oblige, l’exposition fait la part belle aux créations absolument spectaculaires d’une orfèvre de la mode, la créatrice chinoise Guo Pei.

Du 11 février au 6 juillet 2025, musée du Quai Branly

 

“Vivienne Westwood & Jewellery », Wellington

Est-ce le succès extraordinaire du collier de perles auprès de la génération Alpha qui a incité la maison Vivienne Westwood à organiser une exposition sur les bijoux ? Car pour l’instant, on avait plus célébré ses redingotes XVIIIe, ses jupes aux rembourrages exagérant hanches et fesses, ses bustiers aux imprimés romantiques à la Boucher, ses tartans, etc. que ses broches et ses colliers. Pourtant ils font partie intégrante de son style comme en témoignent la présence de 550 pièces sur les silhouettes classées par décennie depuis les années 80. Rappelons que Westwood a commencé par vendre des bijoux sur un stand du marché de Portobello Road dans les années 1970.

Du 13 décembre 2024 au 27 avril 2025, Te Papa

 

« Bijoux de l’Opéra de Paris », Paris 

L’une des missions de la Bibliothèque nationale de France (BNF) est de préserver bijoux et objets qui ne sont plus utilisés par l’Opéra de Paris. Les commissaires ont sélectionné 70 pièces (sur 4000 recensées) documentées, autrement dit dont on connaît la fonction et le spectacle dans lequel ils sont apparus. On peut ainsi découvrir la coiffe de Salammbo et sa représentation sur le tableau de de Georges Clairin (1893), le serre-tête floral en perles soufflées réalisé en 2011 et, sur une photo avoisinante de l’Atelier Nadar, l’original dessiné par René Lalique et porté par Sarah Bernhardt dans La Princesse Lointaine (1895). Quelques pièces contemporaines non encore versées à la BNF, permettent de constater la pérennisation des techniques traditionnelles de fabrication dans les ateliers des deux théâtres, Garnier et Bastille.

Jusqu’au 28 mars 2025, bibliothèque-musée de l’Opéra Palais Garnier

 

“Samurai Splendor: Sword Fittings from Edo Japan”, New-York City

Durant la période Edo, le sabre japonais fait pour les samouraïs atteint un niveau de sophistication tel qu’il devient une véritable œuvre d’art. Cette exposition présente une sélection issue des collections du MET ainsi que des accessoires et des objets afférents : des carnets de croquis de fabricants mais également des éléments décoratifs des sabres comme le tsuba situé à la base de la lame ou le menuki positionné sur les côtés la poignée. La plupart n’avait encore jamais été exposée.

Jusqu’au 23 mars 2025, MET muséum

 

« Zero Waste: Jewelry », Racine (USA-Wisconsin)

Contrairement aux joailliers traditionnels férus d’or et de gemmes, les créateurs d’avant-garde sont de grands amateurs de matériaux non précieux destinés à l’origine à un usage autre que le bijou. Utilisés à des fins contestataires, os, coquillages, bigoudis, monnaie américaine, papier journal, fermetures éclair… font partie de leur ADN. Tous ces bijoux appartiennent à la collection du RAM.

Jusqu’au 22 février 2025, Musée d’art de Racine (RAM)

 

« Pinned! Contemporary Antwerp Jewellery », Anvers

Anvers a la réputation d’une ville de mode et de design, cette exposition est l’occasion de démontrer aussi sa créativité en matière de bijoux. Dirk Schrijvers le collectionneur-prêteur des 200 bijoux et les 60 créateurs sont tous originaires de cette ville flamande. Parmi ces derniers, citons Rembrandt Jordan, Dimitar Stankov, Peter Vermandere, Nadine Wijnants et même Dries van Noten. Inutile de chercher un autre fil conducteur : Dirk Schrijvers a choisi ces pièces (en majorité des broches) sur des coups de cœur. C’est le moment qu’il préfère, avant même de les posséder.

Jusqu’au 21 April 2025, Diva Museum

 

« The Fascination of Jewellery – 7000 Years of Jewellery Art », Cologne

L’exposition est composée de 370 bijoux tous issus de la collection du MAKK qui en compte 1700 couvrant sept millénaires. L’un des points forts est l’ensemble de pièces d’Elisabeth Treskow, orfèvre Colonaise peu connue du grand public, caractérisées par la technique ancienne de la granulation. Les bijoux des XIXe et XXe siècles de maîtres comme René Lalique, Karl Gustav Hansen ou encore Castellani constituent également une belle occasion de se rendre à Cologne, à quatre heures de train de Paris.

Du 18 décembre 2024 au 24 Août 2025, Museum of Applied Arts Cologne (MAKK)

 

“Silver and Stones: Collaborations in Southwest Jewelry”, Santa Fe

Si l’on passe par Santa Fé, cette collection de bijoux est l’occasion de se familiariser avec le style Navajo. Les bijoux des années 1940 et 1950 qui font partie de la collection permanente du musée, illustrent la collaboration entre l’orfèvre Diné et l’artiste David Taliman (1901-1967) pour réaliser les bijoux de William C. Ilfeld (1905-1979). Ce dernier était une personnalité de la région, à la tête du département des bijoux amérindiens du magasin familial.

Jusqu’au 1 avril 2025, Palais des gouverneurs du Musée d’histoire du Nouveau-Mexique

 

“Chicago Collects: Jewelry in Perspective”, Chicago

Chicago a été un centre de fabrication de bijoux important aux Etats-Unis juste après l’exposition universelle qui s’y est tenue en 1893. Les deux cents pièces (issues de collections publiques et privées de Chicago) couvrent une période allant de la fin de la Renaissance à nos jours en passant par l’Art nouveau, le XIXe siècle, la Belle Époque, l’Art déco. Un ostensoir du XIXe siècle côtoie des diadèmes, des médailles des rois de France, des bijoux de Fabergé, de Louis Comfort Tiffany ou encore de René Lalique. C’est aussi l’occasion de découvrir des pièces de la boutique Kalo où l’on enseignait le travail du métal aux femmes.

Jusqu’au 5 janvier 2025, Muskegon Museum of Art

 

« Machu Picchu et les empires d’or du Pérou », Sydney

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Jusqu’au 23 février 2025, Australian Museum

 

« Du cœur à la main – Dolce&Gabanna », Paris

Après Milan, l’exposition dédiée au duo italien Domenico Dolce et Stefano Gabbana, s’installe à Paris. Les deux cents créations dialoguent avec des œuvres d’art dans des ambiances théâtrales. L’une est tapissée de tesselles dorées, une autre surchargée de miroirs et de lustres ouvragés dans lesquels se reflètent les vêtements flamboyants. Des vestes en velours fileté d’argent, des robes en soie scintillante d’arabesques en or et de pampilles en cristal, de corsages rebrodés de broches en forme d’ex-voto, etc. Éblouissement garanti ; adeptes de slow fashion, passez votre chemin…

Du 10 janvier au 31 mars 2025, Grand Palais

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