Hommage au joaillier français décédé il y a quelques jours. En voyant la bague « 5e Avenue » du joaillier dont il apprécie la légèreté, et la pureté obtenue par l’utilisation du vide qui incite à la rêverie, l’intellectuel Roger Caillois décide de lui confier la réalisation de son épée*. Comme le veut la tradition, les matériaux et les motifs symbolisent l’œuvre du commanditaire. Roger Caillois a choisi lui-même la moldavite de Tchécoslovaquie qui rappelle le pays d’origine de son épouse. Les cinq diamants formant la Croix du Sud évoquent la collection Gallimard dont il a été le directeur et la tourmaline du Brésil évoque, elle, ses liens privilégiés avec ce pays. Il y a d’autres symboles mais cette épée marque surtout le début d’une amitié entre les deux passionnés de minéraux au point que Roger Caillois, collectionneur, leur a même consacré un ouvrage d’une poésie inouïe : L’Écriture des pierres.
* conservée au musée des Confluences à Lyon





