« Ce pendentif n’est pas né d’une longue réflexion, mais d’une simple trouvaille dans un rayon du BHV en 1975 », explique son créateur Gilles Jonemann dont le travail est basé sur des matériaux simples et banals. « J’ai suspendu cette jolie clé à molette chromée de onze centimètres, comme il en existe tant d’autres, sur un lacet de cuir. Elle s’est imposée comme une évidence lorsqu’une cliente m’a demandé de monter son diamant : en voyant les deux sur mon établi, j’ai ressenti le choc des symboles entre celui de la bourgeoisie et celui du prolétariat. » Ce bijou, l’un des premiers à être issu du détournement d’objet, remporte le « Diamonds International Awards » de De Beers visant à moderniser l’utilisation du diamant. Il est aujourd’hui considéré comme une pièce majeure de l’histoire du bijou.





