Itinéraires joailliers

13 juin 2016

12 raisons d’aller chiner aux Puces

Les marchés Serpette et Paul Bert qui, cette année, fêtent leurs 70 ans, réservent de belles surprises en matière de bijoux.

 

1- Pour flâner, chiner, rêver dans un lieu hanté par des personnalités comme Paloma Picasso, Yves Saint Laurent, Arletty. Aujourd’hui, Vincent Darré, Alexandre de Betak, Elie Top ou encore Philippe Starck y passent des heures.

2- Pour l’éclectisme. Parmi les 350 marchands, une dizaine proposent des bijoux de toutes sortes. Ceux que l’on nomme couture, exubérants, oversized et colorés « inventés » ou ceux précieux. Ceux du XIXe ou du XXe. À 100 ou à quelques milliers d’euros. Griffés ou pas.

3- Pour les bijoux de Jakob Bengel, ce fabricant allemand des années 20-40 très prisé par Gabrielle Chanel et Lanvin. Mélanges de chaînes, de torsades métalliques, de tubes, de formes géométriques en métal chromé ou en galalithe colorée. Chez Andréa Guinez, une passionnée du style années 20-30 (Stand 58, Allée 3, Paul Bert).

4- Pour l’assortiment de bijoux couture chez Patricia Attwood (Stand 7, Allée 2, Serpette). À découvrir : les pièces de Billy Boy, ce créateur américain qui appartenait à l’entourage d’Andy Wharol et dont Elizabeth Taylor possédait un bracelet.

5- Pour les conversations passionnantes avec les marchands qui, infiniment cultivés, vous plongent dans l’histoire du bijou.

6- Pour le caractère atypique des pièces vintage et anciennes qui vous interpellent et que vous n’avez aucune chance de voir ailleurs.

7- Pour rencontrer la charmante Sylvie Corbelin (Stand 291, Allée 7, Paul Bert). Ancienne antiquaire aujourd’hui créatrice de plastrons, de bagues ornées de roses sculptées dans de l’or, de pendentifs baroques et de bagues réalisées à partir de turquoises perses.

8- Pour le choix unique des bijoux Chanel. Les plus beaux, fabriqués par Gripoix ou Goossens, attirent les clientes chinoises et américaines chez Les Merveilles de Babellou (Stand 13 et 77, Allée 1, Paul Bert), Olwen Forest ou chez Clara Lardé (Stands 28 et 29, Allée 1, Serpette).

9- Faire une pause-café chez Ma Cocotte, la cantine chic décorée par Philippe Starck.

10- Pour le ravissant pêle-mêle de bagues cocktails, charm’s, poissardes en or ciselé, bracelets en diamants Art déco ou encore en argent signés Hermès que proposent les antiquaires Patricia Timsit et Marie-Laure Chermezon (Stand 30bis, Allée 1, Serpette).

11- Pour les bijoux de stars hollywoodiennes des années 40 et 50 comme Rita Hayworth, Joan Crawford et Greta Garbo réunis par l’Américaine Olwen Forest (Stands 5 et 7, Allée 3, Serpette). Ses expositions thématiques comme « Jewels of the jet-set » ou « Erotica/Exotica » sont aussi l’occasion de s’initier à l’histoire du bijou couture.

12- Et finalement pendant que vous hésitez sur un bijou ou un autre, la possibilité pour monsieur de découvrir des trésors chez la nouvelle génération de marchands de meubles 50-70.

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